Invités de Banque
Commerciale du Maroc-Marrakech
| « Alliances
stratégiques et mondialisation des entreprises
locales » |
Objectif : Travailler sur les
conditions (atouts et obstacles) d’insertion de l’entreprise
marocaine dans les réseaux mondiaux pour une compétitivité et
une croissance durables
Axes de réflexion : Le salut
de l’entreprise et de l’économie marocaine en général passe
par un choix déterminé d’ouverture et non de fermeture. Ceci
suppose une vision claire et une démarche conséquente bâtie sur
le couple « Alliances Stratégiques fortes / Atouts locaux
distinctifs », à même de nous ouvrir durablement des
fenêtres sur un marché globalisé dont nous ne sommes pas
maîtres du jeu. Ceci est possible, si tant est que nous nous en
créons les conditions (cf. Workshop « Globalisation et
Localisation : cas Ciments du Maroc », Avril 99). Et à
regarder de près les expériences réussies ou en gestation de la
plupart des membres du CRD, nous avons sur ce registre une
matière bien riche et diversifiée à capitaliser.
Néanmoins, l’observation
d’autres expériences, moins réussies ou révélant après-coup
des failles inquiétantes, montrent à l’inverse les limites
« du tout alliances stratégiques externes, et à tout
prix ». Ceci pose la question des critères de décision qui
engagent l’avenir, du choix entre opportunités à effet
immédiat (résoudre une contrainte) ou à long-terme (construire
les bases d’une croissance durable) qui peut supposer d’autres
voies alternatives, plus autonomes, visant notamment à bâtir des
« champions nationaux » capables de résister, voire
de se hisser au niveau des plus compétitifs, pour préserver /
renforcer ses positions sur le marché local, ou pour investir tel
ou tel créneau du marché global.
La réponse sans doute réside
dans un mix des deux perspectives stratégiques. Le croisement
avec les expériences de pays ayant valeur d’exemple (Malaisie,
Corée, Mexique…) apporte à cet égard un éclairage utile.
Séquence : |
Séminaire 05 Juin 2003
Siège de l’Office National des Pêches
| « Prévision de
Risque et Gestion de Crise »
|
Axes de réflexion : Avec les évènements tragiques du 16
mai, cette question a pris soudainement toute la charge de
l'actualité. Au départ, nous voulions rebondir sur les
inondations de l'automne dernier et leurs conséquences
dramatiques, et prolonger la réflexion sur les réalités
mouvantes et les exigences nouvelles d'aujourd'hui. "Notre 16
Mai" vient nous rappeler qu'il nous faut également compter
avec des situations extrêmes, et pas seulement sur le mode de
l'exceptionnel.
Au fond, la question demeure la même : faut-il à chaque fois
attendre la crise pour réagir ?
Question récurrente dans la démarche du CRD à laquelle notre
dernière recherche apporte un début de réponse : nous n'avons
d'autre choix que de continuer le travail d’appropriation des
ingrédients de la modernité, en particulier (et en l'occurrence
aujourd'hui plus que jamais) le souci de vigilance, efficience et
rationalité dans nos démarches de gestion, tout autant que la
libre expression des ressources créatives. Le réel, avions-nous
dit, est fait de contingences visibles (qui meublent le quotidien)
mais également d’aléatoire qu’il nous faut apprendre aussi
à apprivoiser. Les inondations, incendie de la Samir etc…de
l'automne dernier ou même les évènements récents, ne peuvent
justifier de quelque fatalité. Les situations à risque peuvent
être démultipliées à l’infini, tant elles font partie intégrante
de nos réalités d’aujourd’hui (crise asiatique, bulle
internet, effondrement d'empires réputés intouchables...).
" Prévenir les risques " est donc l’antidote aux
situations de crise, par trop coûteuses une fois déclarées.
Ceci dit une crise, si elle est bien gérée, peut devenir une
opportunité managériale pour franchir de nouveaux caps et
consolider les facteurs de performance dans la durée. La
"Gestion de Crise" suppose dans ce sens la maîtrise
d'une autre dimension, centrale : la "communication de
crise".
Tels sont les axes de réflexion-action, croisant
problématiques, témoignages d’acteurs du terrain, et intéractions
de groupe.
Témoignages :
§
Otmane Fassi Fehri : D.G des Autoroutes du Maroc
§
Abdelhak Aqallal (DGA), Philippe Ruef (SG) :
Lydec
§ Fouad Chraïbi :
Ex. Président du Directoire de RISMA-SA (groupe ACCOR)
§
Tawfik Mouline : Directeur de la Politique Economique
Générale, Ministère des Finances
§ Mustapha Dehy :
D.G de la Royale Marocaine d’Assurances§ Hamid El Otmani :
Consultant Ressources Humaines (LMS-ORH)
Questions-guide :
1-A quel type de crise (la dernière en date par ex) mon
entreprise ou secteur ont été ou peuvent être confrontés ?
2-Est-il possible de l'anticiper ? A quelles conditions ?
3-Comment, une fois déclarée, faire face aux effets internes, et
externes, de la crise ?
« Gouvernance : du global au local »
La question de la gouvernance au Maroc est au cœur du projet de
modernisation de l’économie et de la société. La nouvelle
vision de l’Autorité, exprimant la volonté réformatrice de
l’Etat, s’est traduite notamment par la nomination en juillet
2001 de « Patrons de Régions » (Walis) au profil de
« Managers » avec deux idées-clés comme principes de
gestion territoriale :
- Obligation de résultats
- Qualité de service
Malgré quelques progrès (création des CRI…), l’expérience
a toutefois montré des limites de mise en œuvre du changement :
pesanteurs culturelles, obstacles institutionnels etc… Il a
fallu le « choc du 16 Mai » pour voir débloquer des
projets (logement…) et accélérer des réformes de procédures.
La
question qui se pose est la suivante :
- Devant l’urgence des problèmes à résoudre, faut-il à chaque
fois attendre une crise pour réagir ?
- Comment créer une
dynamique de développement et de progrès continus impliquant à
la fois l’État, l’Entreprise et le Citoyen ?
Il est clair
que l’État n’a pas les moyens de tout régler. Il doit opérer,
rapidement, un double mouvement à effets complémentaires :-
d’une part, créer un véritable « Pacte » État /
Entreprise pour la réalisation de projets à fort impact sur le
citoyen (logement, formation, emploi, environnement…)- d’autre
part, déplacer les centres de décision vers les territoires,
tout en veillant sur la préservation des équilibres.
Ceci suppose
une stratégie globale claire et cohérente, des rapports de
confiance, mais aussi de l’audace dans les initiatives, de
l’imagination, et une détermination à toute épreuve.
Partant
de conditions similaires à celles du Maroc, des pays comme l’Espagne
ont réalisé en peu de temps des performances remarquables dans
cette voie. L’objectif de ce workshop est de tenter, à travers
la lecture de ces expériences, d’en dégager les facteurs de
succès, et d’enrichir la réflexion du groupe sur les
conditions et les moyens de réussir une véritable synergie entre
Autorités publiques et Acteurs économiques et sociaux.
|
Séminaire
– Septembre 2003 |
| « Pouvoir, Religion et Société » |
Entre conflit de civilisations et dogmatismes identitaires,
quelles voies alternatives pour un projet de société à la fois
enraciné et ouvert ? Au cœur du débat, la relation entre
« Pouvoir, Religion et Société » est de plus en plus
explicitement posée. Sur fond de confrontation sur les causes des
problèmes accumulés et les moyens de les résoudre, les
oppositions se radicalisent sur une question plus fondamentalement
de choix de société. Or ce débat, longtemps occulté ou
souterrain, ne date pas d’aujourd’hui. C’est son
exploitation désormais étalée au grand jour, à base d’idées
courtes et d’analyses sommaires, qui invite à la vigilance.
Comment appréhender cette équation aux ramifications
complexes, à la fois sociologiques et historiques qui nous sont
propres, mais également géo-stratégiques au regard d’une
actualité brûlante à enjeux planétaires (civilisationnels ?).
Quelle réponse donner, face à des dogmes d’un autre temps posés
comme seul référentiel identitaire , pour donner sens à un
projet de société à la fois attaché à ses racines et inscrit
dans les valeurs universelles ?
Telle est le questionnement
que le groupe se propose d’approfondir avec des chercheurs,
sociologues, historiens et politologues. La lecture d’autres expériences
de pays comme la Malaisie ou le Japon serait, sur ce registre, également
riche d’enseignements.
| Séminaire – Novembre 2003 |
| « Le
leadership en question » |
Au terme de ce cheminement, on ne peut faire l’économie d’une
interrogation sur la question du renouvellement des élites, en
phase avec notre temps et capables de porter un projet qui s’élabore
sur d’autres bases que celles des indépendances ou d’archaïsmes
remis au goût du jour. Il y a bel et bien aujourd’hui un
constat de déficit, ou en tout cas d’épuisement des facteurs
qui ont joué jusqu’ici comme mobiles de légitimité. « Le
leadership en question » est donc le dernier axe proposé à
la réflexion ; il concerne le champs de l’entreprise, mais
également et plus largement aujourd’hui celui de l’économie
et de la société. |